Enrôlés de force !

L’Arizona Sentinel du 11 juin 1898.

« Les quatre condamnés américains O’Neil, Kelly, McDonald et « Cherokee Bill » qui se sont échappés de la prison territoriale récemment, semblent avoir sautés de la poile à frire dans le feu.

Un mexicain qui fait la ligne postale était à Yuma hier. Il a déclaré que les condamné avaient été capturés et enrôlés de force dans l’armée mexicaine. Ils y resteront probablement aussi longtemps qu’ils seront capables de porter un fusil.

Comme ils sont des repris de justice, ils n’ont aucun droit dans aucun pays et la seule chose qu’ils puissent faire, est de prendre soin d’eux-mêmes. 

Ils ne peuvent déserter de l’armée mexicaine aussi facilement que de la prison. Ils trouveront que leur prison « Snake Den », était un paradis comparé aux traitements que  les soldats mexicains réservent aux enrôlés de force. »

Capture d’écran 2019-09-11 à 18.19.54

 

Publicités

Echappés !!!

DSC08044 copie

DSC08044 copie 2

Seul deux prisonniers se sont échappés sans être repris de la prison de Yuma (1876-1909). 

Richard Lorraine s’échappa le 21 mai 1900 avec un comparse, en sciant le cadena de la cellule et escaladant le mur de la prison. Le comparse fut repris le jour même. Richard Lorraine disparu à jamais.

A.A. Stewart s’échappa le 10 novembre 1900 en escaladant le mur avec une échelle de corde. Les deux gardes de service furent licenciés, et Stewart disparu aussi à jamais.

Après avoir quitté la prison, le désert était une autre sorte prison, ce qui fit que la plupart des prisonniers échappés (sauf deux), furent facilement repris.

Ruses féminines

DSC08025

Une autre prisonnière de la prison de Yuma :

Elle avait volé le Globe (un journal ?), à la diligence de Florence avec l’aide de Joe Boot.

Grace aux journaux, elle devint célèbre dans tous les Etats-Unis.

Elle fut condamnée à cinq ans de prison à Yuma.

Elle utilisa ses charmes féminins pour circonvenir les prisonniers et les gardes.

Elle fut libéré au bout de trois ans, (sans doute pour se débarrasser de l’intrigante).

Crime passionnel

La prison historique de Yuma (1876-1909) qui a accueilli 3609 prisonniers, a aussi accueilli des femmes.

Une de ces femmes, Elena Estrada, avait commis un crime d’amour.

Elle fut condamnée à sept ans de prison pour avoir tué son amant en le poignardant.

Ensuite elle a ouvert la poitrine de son amant avec le couteau, pour en retirer le coeur qu’elle jeta tout sanguinolent à sa figure.

« Heart Breaker » comme dit l’affiche avec un certain humour noir.

 

Choses diverses

« Il y a des connaissances connues; ce sont les choses que nous savons que nous savons. Nous savons aussi qu’il y a des méconnaissances connues; c’est à dire que nous savons qu’il y a des choses que nous ne savons pas. Mais il y a aussi des inconnues inconnues, celles que nous ne savons pas que nous ne savons pas. »

(Je ne me lasse pas de cette citation)

Donald Rumsfeld 

« Il faut faire très attention si l’on ne sait pas où on va, parce qu’on pourrait ne pas y arriver. »

Yogi Berra (joueur de baseball).

 

« Rater le train n’est pénible que lorsqu’on court après. »

« L’idée de la réussite que les autres attendent de vous n’est pénible que si vous cherchez à répondre à leur attente. »

« Je sais beaucoup de choses en déterminant ce qui est faux. »

Nicholas Taleb (statisticien des événements rares « inconnus inconnus »).

 

« Un universitaire est un outil utilisé par une bibliothèque pour en fabriquer une autre. »

(détournement d’une citation de Daniel Dennett, philosophe).

 

« Le bon élève/étudiant…obtient des bonnes notes, mais n’a aucune profondeur, aucune vision. »

« J’ai du m’inventer des prédécesseurs pour qu’on me prenne au sérieux. »

Mandelbrot, mathématicien (les fractales).

 

tumblr_nl4njeWeqG1rq3prxo1_1280

Evénement rare.

Choses diverses

Marx Brothers (Duck Soup) :

Chicolini: Now I ask you one…What is it has a trunk but no key, weighs two thousand pounds, and lives in a circus? (Maintenant je vous en pose une..Qu’est qui a un tronc, qui pèse deux milles livres, et qui vit dans un cirque ?

Prosecutor: That’s irrelevant! (C’est « irrelevant » / C’est hors de propos!) 

Chicolini: A relaphant? Hey! That’s the answer…There’s a whole lotta relephants in the circus. (Un réléphant ? Eh ! C’est la réponse…Il y a un tout un tas de réléphants dans les cirques).

******

La sémiologie c’est la moitié de l’ologie.

*******

Méthode :

Si vous êtes sur un problème dont vous ne trouvez pas la solution, ouvrez  un dictionnaire, et prenez un mot au hasard.

Le mot ne vous donnera pas la solution, mais vous donnera un point d’ancrage pour réfléchir différemment.

********

Epicure (vers 342-270 av. JC) : Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien : quand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas !

********

Ramana Maharshi (1879-1950) :

Que pouvez-vous perdre de vous-même, en étant encore vous-même ? Rejetez tout ce que vous considérez ne pas être vous. Il n’y pas de limitation. Qu’est-ce qui reste? S’il reste quelque chose (ou peut être rien!), ce qui reste, c’est vous.

(source pour les références : Philosophy for every day life, Trevor Curnow, 2012).

 

z2724150lpw-6247972-article-epicure-plaisir-desir-mort-jpg_4347970_660x281

Epicure

Capture d’écran 2016-10-17 à 19.38.16 copie

*************************

Marx Brothers (Duck Soup):

Chicolini: Now I ask you one … What is it with a trunk but no key, weighs two thousand pounds, and lives in a circus? 

Prosecutor: That’s irrelevant!

Chicolini: A relaphant? Hey! That’s the answer … There’s a whole lotta relephant in the circus. 

******

Semiology is half of ology.

*******

Method:

If you are on a problem that you do not find the solution, open a dictionary, and take a word at random.

The word will not give you the solution, but will give you an anchor to think differently.

********

Epicurus (c. 342-270 BC): The most frightful of evils, death, is nothing to us: since when we exist, death is not yet present, and when death is present, then we do not exist.

********

Ramana Maharshi (1879-1950):

What can you lose and still be you ? Reject anything you consider not to be you. There is no limitation. What’s left? What’ is left (if anything !), is what you are.

« Jamais sans mon téléphone. » / « Never without my phone. »

Dimanche dernier nous étions mon ami, peintre sur bigorneaux (ça en jette !), et moi, assis sur un banc dans le Parc Forestier de la Charmille, qui jouxte la forêt de St Germain.

Le mot charmille me faisait penser à Jean-Jacques Rousseau et à son grand amour de jeunesse, Madame de Warens, dans la propriété des Charmettes.

Nous étions en train de manger des rillettes d’oie arrosées d’un bordeaux rouge, lorsqu’un petite famille vint s’installer à dix mètres de nous alors que les environs étaient libres sur deux cent mètres dans toutes les directions.

Il y avait là, deux enfants, leurs parents et les parents du père.

Alors que la mère de famille installait la nappe pour le déjeuner, le père alluma un cigarette, se mit à boire une bière et regarda son smartphone suivant une tradition maintenant bien établie : « Jamais sans mon téléphone. »

Une tradition qui est une métaphore du monde occidental et devrait faire l’objet – dans un futur lointain – d’une séries de légendes, auprès desquelles les mythologies grecques et romaines paraîtront bien pales.

Nous avons eu droit au récit des précédentes vacances, encore plus passionnant qu’un safari en 4X4 à travers la forêt de Bornéo.

Lorsque nous avons repris notre randonnée, j’étais tout étourdi par ce monde fascinant que nous avions côtoyé, le temps d’un déjeuner.

************

Last Sunday we were my friend, « painter on periwinkles » (it’s so nice!), And I, sitting on a bench in the Parc Forestier de la Charmille, which adjoins the forest of St Germain.

The word « charmille » made me think of Jean-Jacques Rousseau and his great love of youth, Madame de Warens, in the property of Les Charmettes.

We were eating goose rillettes drizzled with a red burgundy, when a small family came to settle ten meters away from us while the surroundings were free for two hundred meters in all directions.

There were two children, their parents, and their father’s parents.

As the mother laid the tablecloth for lunch, the father lit a cigarette, began to drink a beer, and looked at his smartphone in a tradition now well-established: « Never without my phone. »

A tradition that is a metaphor for the Western world and should be the object – in the distant future – of a series of legends, in which Greek and Roman mythologies will seem pale.

We had the story of the previous vacation, even more exciting than a 4×4 safari through the Borneo forest.

When we resumed our hike, I was stunned by this fascinating world we had been around for a lunch.

DSC00974 copie

Voie abandonnée du côté du Golf de St Germain, partie sud de la forêt.